Wu Lyf au Bataclan, on y était. Alors, que penser du nouveau phénomène rock qui a fait le plus gros buzz 2011… Suivez le guide :
- 20h : Arrivée Boulevard Voltaire pas trop à la bourre. Trop de bol, les Dieux des concerts sont avec nous. On trouve une place DEVANT. C’est sûrement un bon présage
- 20h30 : On tombe sur un groupe français en première partie, Apes & Horses. Ils sont jeunes, frais, énergiques contents d’être là, leurs titres sont une bonne surprise. On se croirait juste par moments aux Césars, le chanteur passe son temps à remercier Wu Lyf et à chauffer la salle.
- 21h15 : Entracte, on part fumer une clope dehors. Putain, y a plus un T-shirt en Medium, le stand a été pris d’assaut! Malins les Wu Lyf: à force de mystère entretenu, leur merchandising s’arrache! Dans le public, j’observe le curieux mélange entre les clones de Roberts, les jeunes branchés et les quarantenaires amateurs de rock.
- 21h45 : Nos 4 rebelles pénètrent dans une salle comble, déjà prête à s’embraser. Pour seul décor, leur emblème : une croix gigantesque et lumineuse. Roberts en costume de scène : son éternel blouson en jeans siglé avec la croix dans le dos. Dès l’ouverture sur Lyf, on retrouve l’orgue mystique, la batterie sourde, le rythme saccadé et surtout surtout surtout la voix unique de Ellery Roberts, puissante, profonde et incantatoire. D’ailleurs, on ne voit pratiquement que lui sur scène, il dégage un charisme impressionnant.
- 22h : Le bassiste ramasse un soutif’ sur scène. Ils ont l’air étonnés qu’on puisse s’amuser autant en France.
- 22h15 : Allez hop! On se reprend une baffe avec une reprise de Wicked Games de Chris Isaak, version Ellery Roberts. Juste sublime.
- 22h30 : Après leur morceau phare Heavy Pop qui clôture le set, c’est un bordel sans nom. Des gens montent sur scène, dansent, au milieu d’un service d’ordre inexistant. Pour un peu, tiens, on allumerait une clope!
- 22h45 : Le rappel s’achève en apothéose sur une version longue de We Bros pour porter la température à ébullition. La magie a opéré parmi une foule en fusion.
Verdict : En live, leurs compos rageuses prennent toute leur dimension incandescente. Et loin de leur image de têtes à claques insolents, les Wu Lyf, souriants et accessibles, prennent l’allure de sympathiques gourous. Parfaite opération séduction pour le recrutement de nouveaux adeptes de la secte de Lucifer…

