Au petit jeu des références musicales obligées, Nick Drake est tout trouvé pour évoquer Will Stratton. Même jeu de guitare élégant tout en finesse et même goût pour des arpèges vertigineux.
Rajoutez-y le patronage de Sufjan Stevens et vous obtiendrez tous les ingrédients classiques d’une folk majestueuse: picking aérien, arrangements de cordes luxuriants, harmonies délicates, voix douce et ballades rêveuses.
La musique du new-yorkais est toutefois plus subtile. Son 4ème album, Post Empire, paru sur le label bordelais Talitres, conduit ce songwriter de formation classique vers des contrées moins balisées avec des mélodies instables et heurtées, des nappes de violons évanescentes et des montées progressives.
Le trouble s’insinue alors sous l’apparente sérénité pour un album entre ombre et lumière orné de textes poétiques. Une invitation évidente aux grands espaces et à la contemplation…
En écoute, la magnifique When you let your hair down to your.
